Diplômés : ces agglos où il fait bon travailler

Le chiffre
Lundi 09 janvier 2017

Tous les diplômés de 2ème ou de 3ème cycle ne sont pas égaux lorsqu'il s'agit de trouver un emploi : selon l'agglomération où ils vivent, leur taux de déclassement peut en effet varier du simple au double !

Le taux de déclassement des diplômés mesure la part des actifs ayant un diplôme de niveau licence ou supérieur occupant un poste d'employé ou d'ouvrier. Ce taux permet d'observer un décalage entre les niveaux de formation et les catégories socio-professionnelles des actifs. En cela, il livre des informations sur l'état du marché du travail local pour l'insertion des actifs les plus diplômés.

Grenoble aime les diplômes

Grenoble (9,4%) mais aussi Toulouse, Rouen et Lille enregistrent la part de salariés déclassés la plus faible, suivies par Nantes, Nancy et Orléans. L'absence de croissance de l'emploi ne semble pas impacter ces deux dernières agglomérations outre-mesure.

A l'inverse, le phénomène du déclassement est très important à Perpignan (16,7%) mais ausi à Nice, Nîmes, Toulon et Montpellier.

Le facteur crise joue à plein

Dans la majorité des agglomérations, la crise a accentué le déclassement. Béthune, Lorient et Reims enregistrent les évolutions les plus fortes (+ 2 points) entre 2007 et 2012. Seules sept agglomérations - Toulouse, Grenoble, Lyon, Angers, Brest, Nancy et Dijon - ont vu leur part de salariés déclassés diminuer sur la même période.

 


Observ'agglo est le fruit du travail d’un groupe d’experts issus des agences d’urbanisme et des agglomérations qui s’est réuni pour produire une cinquantaine d’indicateurs originaux sur les dynamiques en oeuvre dans les métropoles et les communautés françaises de plus de 200 000 habitants.

Cette publication apporte une lecture nouvelle de la géographie urbaine française et des mutations territoriales. Elle est disponible gratuitement et en ligne sur le site de la Fédération nationale des agences d'urbanisme (FNAU).



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